AG de l’ACRAM et du Colloque des chercheurs sur le robusta Africain se sont déroulés du 3 au 5 avril 2018 à l’hôtel Mont Fébé à Yaoundé sous la houlette de S.EM Luc Magloire ATANGANA, Ministre du Commerce de la République du Cameroun

11 décisions à court terme prises sur les Cafés Robusta

Les effets du changement climatique et le vieillissement des producteurs exigent à redynamiser, aussi tôt que possible, l’industrie caféière. Et, de plus en plus, des voix appellent les jeunes et les femmes à embrasser la filière café afin d’en tirer le maximum de profit. La tâche de recherche sur le café est ardue.

A juste titre, ces défis étaient au cœur des échanges de la 6ème assemblée générale de l’Agence des Cafés Robusta d’Afrique et de Madagascar (ACRAM),  et du 4ème colloque des chercheurs sur le café Robusta africain, du 3 au 5 avril 2018 à Yaoundé au Cameroun. Autour du thème «Optimiser les partenariats pour une production de café Robusta de qualité en Afrique de l’ouest et du centre», après les discussions sur «l’accroissement de la productivité pour une robusta-culture durable en Afrique de l’ouest et du centre» lors de la conférence scientifique de 2017. En clair, une énième occasion pour solutionner les problèmes de la culture du caféier en Afrique.

Outre le pays hôte, la Côte d’Ivoire, la France, le Gabon, l’Italie, la Centrafrique, la République Démocratique du Congo et le Togo y étaient présents.

Présidée par Enselme GOUTHON, président de l’ACRAM, cette grande rencontre annuelle de l’ACRAM a adopté les rapports des comités Administration et Finances, Genre, Recherche scientifique.

 Aussi les pays ont-ils décidé de ramener le bilan financier aux normes comptables ; formaliser la décision d’allouer aux caféicultrices des pays membres de l’ACRAM, sur présentation d’un projet, une aide financière de 5,900 millions de francs Cfa pour les accompagner dans leurs activités ; constituer un fonds spécial annuel de 2.000 dollars US auprès de chaque structure étatique membre de l’ACRAM pour la prise en charge des chercheurs sur le caféier Robusta lors des rencontres scientifiques ; mettre en place une commission technique pour l’élaboration, d’ici au 15 mai 2018, des projets de textes juridiques (statuts, règlement intérieur, règles administratives et financières) de l’ACRAM ; envoyer à tous les membres, pour relecture et amendement, les textes juridiques de l’ACRAM ; convoquer une assemblée générale extraordinaire pour la finalisation de l’accord de siège, des statuts, du règlement intérieur et des règles administratives et financières ; élaborer les termes de référence pour le personnel à recruter ; procéder urgemment au recrutement d’un Secrétaire exécutif et d’un Assistant administratif ; adopter le projet de budget 2018-2019 à la suite de la formalisation des textes organiques de l’ACRAM à l’assemblée générale extraordinaire ; fixer le lieu et la date des prochaines assises de l’ACRAM, à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire prévue en mai 2018 à Libreville ; et renforcer le Comité de promotion et marketing par une désignation des points focaux dans chaque structure membre de l’ACRAM.

Dans la capitale camerounaise, les communications des experts et les contributions qui ont nourri la réflexion ont clairement posé la problématique de l’amélioration variétale et de la disponibilité des plants des caféiers Robusta de qualité en Afrique de l’ouest et du centre ; la question du contrôle des bio-agresseurs pour accroitre la productivité des caféiers Robusta d’Afrique de l’ouest et du centre (avec le soutien du CIRAD aux institutions de recherche agricole partenaires) ; et le problème des échanges de matériels génétiques dans le cadre des projets de recherche sur le café Robusta en Afrique de l’ouest et du centre (des conventions internationales à respecter).

Mais avant, place au cérémonial d’ouverture !

A l’occasion, et à la suite du mot de bienvenue du président du CICC-Cameroun, le président de l’ACRAM trouve dans la participation «très massive et suffisamment représentative» des délégués, la «conviction partagée d’un avenir radieux des cafés Robusta d’Afrique et de Madagascar». Avant d’ajouter que le choix du thème du grand rendez-vous annuel de 2018 «concrétise la dynamique de renforcement de partenariat Sud-Sud». Lequel partenariat est déclenché depuis 2016 au Vietnam, avec VICOFA à Hô Chi Minh Ville, à travers l’Organisation internationale de la francophonie. Aux yeux de l’Agence, il s’agit bien d’une progression logique et cohérente dans les réflexions scientifiques qui va de l’accroissement durable de la productivité de la culture du Robusta en Afrique de l’ouest et du centre à l’optimisation des partenariats pour une production de qualité.

Ce qui traduit l’expertise de haut niveau des chercheurs aguerris et une vision claire de l’ACRAM qui se veut un outil de promotion des cafés Robusta, selon Enselme GOUTHON.

A noter qu’entre l’assemblée générale et le colloque, l’événement Festicoffee a tenu sa 6ème édition centrée sur le thème «Les jeunes, avenir de la filière café». Initié par le gouvernement camerounais, il semble désormais être l’un des plus grands évènements dédiés au café en Afrique de l’ouest et du centre.

Quelques images de cette grande rencontre :

adminpromiko Auteur